Pourquoi une salle de Montréal est différente
Préparez trois sujets liés à l’accueil : le service en français, la protection des renseignements personnels et la séparation entre la file et la caisse. Ces sujets concernent aussi d’autres villes du Québec; les scénarios ci-dessous portent sur Montréal.
La première est linguistique. La Charte de la langue française donne au consommateur le droit d’être informé et servi en français, et l’Office québécois de la langue française l’applique aux communications que l’entreprise adresse au public. Un écran d’inscription rédigé en anglais avec un bouton « FR » discret n’est pas une salle qui sert en français : c’est une salle qui traduit sur demande. La différence se voit à l’accueil un vendredi soir, quand la moitié des familles inscrites lisent leur estimation d’attente dans la langue qu’elles n’ont pas choisie.
La deuxième est le consentement. Depuis l’entrée en vigueur de la Loi 25, la Commission d’accès à l’information attend un consentement manifeste, libre, éclairé et donné à des fins spécifiques, demandé distinctement du reste. Un numéro de cellulaire recueilli au comptoir pour un usage précis — vous prévenir quand la table se libère — ne devient pas une liste d’envoi promotionnelle parce que le client a soupé chez vous.
La troisième est fiscale, et elle décide de ce que vous pouvez remplacer dans votre matériel. J’y reviens plus bas.
Ce que la loi exige quand vous écrivez à un client à Montréal
Écrire à un client qui attend une table met en jeu deux régimes distincts, et les confondre est l’erreur la plus courante.
La finalité d’abord. Un avis d’attente est une communication de service : le client l’a demandée en s’inscrivant, elle porte sur sa propre visite, elle s’arrête quand il s’assoit. Une offre de brunch envoyée trois semaines plus tard au même numéro est autre chose. Sous la Loi 25, la fin doit être annoncée au moment de la collecte; sous la Loi canadienne anti-pourriel, un message commercial électronique demande sa propre permission. Gardez les deux registres séparés dès le premier jour — les fusionner après coup est beaucoup plus coûteux que les tenir à part.
La preuve ensuite. Consignez ce que le client a vu à l’écran, la date, le canal choisi et la fin annoncée. Sans cette trace, vous n’avez pas un consentement, vous avez un souvenir. Le processus complet, avec les gabarits, est détaillé dans notre guide de conformité SMS pour restaurants.
L’accessibilité enfin. Le droit d’être servi en français et l’accueil d’une personne handicapée se rejoignent sur un même point pratique : la file doit pouvoir être tenue sans que le client ait à se lever, à se déplacer ou à demander une faveur. Une inscription qui exige de rester debout devant le comptoir exclut plus de monde qu’un exploitant ne l’imagine.
Le calendrier de la demande à Montréal
Montréal n’a pas une saison forte, elle a une succession de pointes très courtes, et chacune déforme la file différemment.
- Fin juin et début juillet — Festival International de Jazz de Montréal. Le Quartier des spectacles se remplit et se vide au rythme des scènes extérieures. Les salles voisines encaissent des vagues de vingt minutes entre deux spectacles, pas un service étalé.
- Fin juillet ou début août — Osheaga, au parc Jean-Drapeau. Le flux se déplace vers les fins de soirée et vers les quartiers desservis par la ligne jaune, avec des groupes plus grands et plus tardifs.
- La fin de semaine du Grand Prix. Consultez le calendrier et vos réservations pour préparer les services du centre-ville et du Vieux-Montréal. Vérifiez les langues utiles à votre clientèle et la relève entre collègues.
- Décembre à mars. Par temps froid, vérifiez où les invités peuvent attendre, le dégagement du vestibule et la façon de les rappeler. Préparez une option pour ceux qui ne peuvent pas attendre dehors.
Pour chaque scénario, relevez l’attente annoncée, l’attente réelle et les départs avant placement. Une file numérique ne réduit pas à elle seule la durée d’attente : ces observations servent à ajuster vos estimations et votre organisation.
La caisse et la facturation que vous croiserez à Montréal
C’est ici que le Québec impose une contrainte que le reste du Canada n’a pas. Revenu Québec exige des exploitants visés par la facturation obligatoire qu’ils utilisent un système d’enregistrement des ventes certifié communiquant avec le MEV-WEB, et qu’ils remettent au client une facture produite par ce système. Depuis le 1er juin 2025, l’usage des anciens MEV lors d’une fourniture taxable devait avoir cessé; un délai d’installation supplémentaire de trois mois pouvait être demandé jusqu’au 31 août 2025.
Deux conséquences pour un exploitant qui magasine un logiciel :
- Votre caisse n’est pas librement remplaçable. Elle doit rester certifiée. Tout ce qui touche la facture est un choix contraint.
- La porte, elle, est libre. L’accueil, la file, l’estimation et le message au client ne produisent aucune facture et ne relèvent d’aucune certification.
C’est exactement la ligne que suit StoveOps : la caisse garde les commandes et la facture, la liste d’attente garde la porte. Si vous évaluez plutôt un réseau de réservations qui prend une commission par couvert, la comparaison utile est celle des alternatives à OpenTable.
Ce que StoveOps fait dans une salle montréalaise
Le client scanne un code QR à l’entrée, choisit sa langue, inscrit son nom et le nombre de personnes, puis attend où il veut. Quand la table se libère, l’hôte tape une fois et le message part par SMS, WhatsApp ou courriel, dans la langue choisie. Les gabarits français et anglais existent en parallèle : personne ne traduit en direct pendant un coup de feu.
Les données du client restent les vôtres. StoveOps n’est pas un réseau de découverte, ne revend pas votre clientèle et ne facture pas au couvert. Pour la mécanique bilingue elle-même, voyez le logiciel de liste d’attente pour restaurants au Canada; pour le détail des avis par texto, la page liste d’attente par SMS.
Aide-mémoire de l’exploitant montréalais
- Rédigez l’écran d’inscription en français d’abord, l’anglais en second choix explicite.
- Écrivez la fin de la collecte sur cet écran, en une phrase, avant le champ du numéro.
- Séparez dès maintenant la permission « avis d’attente » de la permission « promotions ».
- Conservez la trace du consentement : écran vu, date, canal, fin annoncée.
- Vérifiez que votre système d’enregistrement des ventes est certifié pour le MEV-WEB.
- Annoncez l’attente par tranche de dix minutes, jamais à la minute près.
- Préparez un gabarit court pour les soirs de festival, quand le vestibule déborde.
- Prévoyez qui reprend la file quand l’hôte quitte le comptoir, et écrivez-le.
- En hiver, testez l’inscription depuis un téléphone gelé, à l’extérieur, avec des gants.
- Relisez vos gabarits en février : ceux écrits en juillet vieillissent mal.